Entête de la Fraternité Chevaleresque Michaélite.
Hominem servire nonquam homini servire !

Vous êtes ici : Page d'accueil > La FCM > Éclaircissement sur la Chevalerie et la Noblesse > Notion de coutumes régissant la Chevalerie.


Notion de coutumes régissant la Chevalerie.

La Chevalerie, comme beaucoup de chose où le Moyen-âge a imprimé sa marque, est réglée par le droit coutumier. Ce droit coutumier, ne nous est parvenu que par bribes et morceaux. Il est néanmoins certains points qui sont éclairés soit par des faits historiques, soit par des auteurs dont le témoignage ne peut être mis en doute. Nous allons donc nous attacher à étudier certaines de ces coutumes.

Tout homme doit recevoir la Chevalerie pour être chevalier.

L’armement du roi François Ier par le Chevalier Pierre Terail, Seigneur de Bayard, dit le Chevalier sans peur et sans reproche eut lieu le 15 septembre 1515, alors qu’il avait été sacré le 25 janvier de la même année, nous prouve que même un roi ne peut se dire Chevalier s’il n’a ployé le genoux devant un autre Chevalier pour recevoir la Chevalerie.

Le rang du Chevalier.

La Coutume affirme que les Chevaliers prennent le pas sur les non chevaliers, fussent-ils même prince de sang, d’où elle conclut que les Chevaliers avaient rang de prince de sang.

À notre époque, la seule marque que nous gardons de ce "rang" coutumier consiste dans le fait que nos armoiries sont surmontées du heaume des princes de sang.

La Chevalerie est éternelle.

Une fois que l’on a été investit de la Chevalerie, on reste Chevalier jusqu’à sa mort. Il n’y a qu’une Cour d’Honneur qui puisse, en cas de félonie, retirer la Chevalerie à une personne. Encore faut-il que cette cour soit indépendante et libre de toute pression ou contrainte.

La félonie.

Nous avons jugé bon de rappeler les différentes causes de félonie à la fin d’éviter que, comme trop souvent par le passé, on ne mette cette accusation à toutes les sauces, et, il faut bien l’avouer, souvent à la sauce "Ça m’arrange". Donc voici ce qu’en dit la coutume :

Félonie ou infidélité, déloyauté, forfait, est une action violente & injurieuse du vassal envers son Seigneur, qui emporte confiscation du fief. La félonie se commet aussi par un Seigneur envers ses vassaux lorsqu’il les outrage. Ainsi félonie est une offense & forfait commis par le vassal envers son Seigneur, et respectivement du Seigneur envers son vassal.

Félonie du vassal envers son Seigneur. Le vassal est coupable de félonie quand :

  • Il met, malicieusement, la main sur son Seigneur.
  • Il maltraite & outrage son Seigneur de paroles injurieuses.
  • Il machine sa mort ou son déshonneur.
  • Il se soustrait à son obligation de conseil.
  • Il se soustrait à son obligation de service armé.

Nous y ajouterons celui qui a tué hors du service commandé et celui qui a été frappé d’indignité nationale.

Félonie du Seigneur envers son vassal. Le Seigneur est coupable de félonie quand il viole son obligation de protection et d’amitié envers son vassal. La supériorité qu’il a sur son vassal ne cause point l’impunité des violences & outrages qu’un Seigneur exerce envers lui.